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Actus du Web – S02E51 – Semaine 13

Bon, allez, on se dirait que les ADW maintenant, c’est plus obligatoirement le lundi matin mais que ça peut arriver un peu plus tard. Voilà. Comme ça, ça m’enlève une pression et une culpabilité dont je n’ai pas besoin ! Maintenant, parlons peu, parlons web, qu’est-ce qu’on raconte cette semaine sur les Internets ? On parle de Google qui veut préfère l’argent à l’éthique, d’Instagram qui donne le droit de « shopper », de Facebook qui a encore fait des boulettes avec des données sensibles et on va aussi parler des femmes dans l’informatique, un sujet qui me tient à cœur vu que je te bassine régulièrement avec ça.


Je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puissiez me payer pour faire votre promotion…

Oui, je le reconnais c’est un peu long comme titre de brève mais ça résume plutôt pas mal le courant de pensée Googlien. Et d’ailleurs, quand je dis « pas d’accord », ça reste à prouver car le géant du web ne semble pas véritablement être contre une application qui met à l’honneur la « conversion » à destination des gays et lesbiennes.

Pour rappel, les thérapies de conversions sont des espèces de lavage de cerveau/tortures physiques qui visent à faire changer l’orientation sexuelle d’une personne pour la « guérir » de ses penchants impurs afin de le/la remettre dans le droit chemin de l’hétérosexualité. Tout un programme.

PS : Ce n’est toujours pas officiellement interdit en France !

Ce qui est reproché à Google par des activistes LGBTQIA+ c’est de laisser l’application « Living Hope Ministries » sur son Play Store. Cette application, créée par une communauté religieuse américaine dont la spécialité est de proposer des thérapies de conversions, ne promeut pas directement les « conversions » mais une de ses sections est consacrée à la « guérison de l’attirance vers les personnes de même sexe ».

Une pétition a été mise en ligne sur Change.org, demandant le retrait de l’application des stores et après 140.000 signatures, Apple, Amazon et Microsoft l’ont retiré de leurs magasins. Google, en revanche, reste silencieux et se refuse à tout commentaire. La controverse ne lui est d’ailleurs pas inconnue puisqu’il y a quelques mois, le G de Gafam avait refusé de retirer de son magasin d’application une app du gouvernement saoudien permettant aux époux de tracker et surveiller les déplacements de leurs femmes ou de leurs filles.

On vit une époque formidable.

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Instagram, un pas de plus vers le e-commerce

Après avoir ajouté des fonctionnalités permettant de taguer tes produits dans une publication et de renvoyer directement vers ton site de e-commerce, Instagram vient de lancer la possibilité d’acheter directement depuis l’application.

Alors qu’on a un moment cru au lancement d’une application dédiée au shopping, Instagram a finalement opté pour l’intégration de la fonctionnalité directement dans son app. Les internautes peuvent donc désormais acheter un produit promu dans un post directement, sans quitter l’application.

nouvelle fonctionnalité shopping dans instagram
Le Blog du Modérateur/Instragm

Pour les vendeurs, c’est l’espoir d’un taux de conversion amélioré avec une gestion de la vente totalement assurée par Instagram. Le revers de la médaille, c’est que les vendeurs auront moins de visiteurs sur leur site, étant donné que les acheteurs n’auront plus besoin de se connecter à leurs comptes pour acheter un produit, et ne pourront pas gérer la relation client et la fidélisation de la même manière. Instagram en revanche, va se faire un max de peta-octets d’infos, ça va être open bar !

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A quoi ça sert d’avoir toutes ces données si c’est pour pas les sécuriser ?

Bon, allez, c’est pas si grave, c’était QUE en interne, mais tout de même : Facebook a laissé des centaines de millions de mots de passe de ses utilisateurs en accessible « en clair » sur un serveur interne.

Les gars, faites un minimum attention ! Vous êtes Facebook quand même ! Vous allez pas nous faire croire que vous avez pas assez de budget pour foutre un poil de sécurité dans vos machines !

C’est tout d’abord le chercheur Brian Krebs qui a révélé cette « boulette » avant qu’elle soit confirmée par le vice-président de l’ingénierie pour la sécurité et la protection de la vie privée de Facebook, Pedro Canahuati.

Photomontage : 20 Minutes

Ce dernier, essayant de minimiser l’erreur, en assurant que les données n’ont pas été exposées à l’extérieur, affirme tout de même que des « centaines de millions d’utilisateurs de Facebook Lite, des millions d’utilisateurs de Facebook et des dizaines de milliers d’utilisateurs d’Instagram » allaient en être informés et qu’on allait leur demander de modifier leur mot de passe.

D’après Krebs, tout de même, le souci aurait été un peu plus important que ça puisqu’il affirme, sans véritables preuves cependant, que des employés de Facebook avaient créé des applications permettant d’enregistrer les données non chiffrées des utilisateurs et les stockaient sur un serveur interne en clair, accessible aux 20.000 employés de la firme au pouce bleu.

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Les femmes poussées hors de l’informatique quand c’est devenu cool

Dans son ouvrage, encore inédit en France, « Broad Band : The Untold Story of the Women Who Made The Internet », Clair L. Evans met en lumière celles qui ont véritablement façonné l’informatique moderne et qui en ont été écartées une fois que le secteur a pris de la valeur.

Dans une interview à Pixels, blog informatique du Monde, elle explique pourquoi et comment elle a enquêté pour cet ouvrage et met en lumière le fait que pendant la seconde guerre mondiale, on a donné aux femmes des emplois d’ordinatrices, pour effectuer les calculs mathématiques à la place des machines avant qu’elles deviennent les pionnières de la programmation.

Pendant les vingt premières années de l’informatique, les femmes étaient pratiquement les seules à savoir programmer. Elles dirigeaient les équipes logicielles, ont fait émerger les standards et les protocoles, ont inventé les premiers compilateurs [programmes qui transforment un code source en un code objet] et les premiers langages informatiques.

Claire L. Evans, Pixels – Le Monde

Evans explique ensuite qu’une fois que l’informatique a commencé à générer de l’argent, les femmes ont « quitté le terrain. Non par choix, mais parce que les hommes voulaient ces boulots, réalisant qu’ils pouvaient y revendiquer un statut. », ajoute l’autrice.

Je te conseille d’aller lire son entretien sur le site du Monde (lien ci-dessous) ainsi que d’aller faire un tour à la Gaieté Lyrique du 14 mars au 14 juillet 2019 pour voir l’exposition « Computer Grrrls » ainsi que toutes les performances, rencontres et conférences sur le thème des femmes dans l’informatique.

Source


Rappel : c’est pas parce que c’est sur Internet que c’est vrai

C’est en voyant passer ce tweet dans ma TL que je me suis rendue compte qu’on avait encore beaucoup beaucoup de chemin à parcourir en termes de décodage et de vérification de l’information, et surtout en ligne.

L’histoire de ce tweet de la branche Fact Checking de l’AFP (on a quand même en 2019 une branche dédiée, dans l’une des plus grandes agences de presse du monde, qui pratique la vérification d’information pour aider les gens à ne plus se faire avoir !) c’est qu’une fois encore, un tweet parodique a été pris au premier degré et partagé comme une information par des zozos conspis. Et à partir de là, c’est la fin des haricot, je suis même sûre que tonton Jean-Jacques et ta maman ont partagé ça sur leurs mûrs Facebook avec un emoji pas content.

Alors petit rappel : on arrête de partager des « infos » en criant au scandale avant d’en vérifier la véracité AUPRÈS DE SOURCES SÛRES telles que les agences de presse, les grands quotidiens français ou internationaux voire, dans le doute, on demande à des sites de fact checking comme Hoax Buster, Checks News, Decodex ou Factuel (je suis sûre de la qualité de ceux-là, les autres que tu peux trouver sur Google, je ne sais pas).

Et aussi, on arrête de croire qu’il y a un grand complot des médias, du gouvernement, des illuminatis ou des reptiliens pour te cacher la vraie vérité vraie.

Même si, j’avoue, c’est typiquement ce que te dirais une employée de la CIA du FBI sous couverture d’être une bloggeuse sur les réseaux sociaux et le web…


Trucs cools à lire dont j’ai la flemme de te parler plus en détail

  • Cet article du Wall Street Journal sur les algorithmes et leurs biais, à lire en anglais ici.
  • Cet article du New York Times sur les nouveaux rapports aux écrans et au contact humain que nous avons, à lire en anglais ici.
  • Cet article du Blog du Modérateur sur la modération en ligne et pourquoi nous continuons de voir des contenus violents, à lire ici.

Merci encore d’avoir lu mes infos de la semaine et pour tous les partages que tu fais sur les Internets. Ça fait plaisir et ça motive ! A la semaine prochaine !

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