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Actus du Web – S02E46 – Semaine 6

Oui, je suis à la bourre mais c’est ça l’avantage quand tu fais ça « on the side », pour le plaisir, on s’en fout un peu ! Cette semaine, on se reparle d’anonymat en ligne et de pseudonymat, on jette un œil aux habitudes des français en matière de numérique et on apprend que Twitter est capable de faire des choses pas trop négatives de temps en temps.

Je me permettrai également de partager une petite vidéo diffusée par Numerama qui explique pourquoi et comment les femmes ont disparu de la tech à partir des années 70/80 et on dira au revoir à Google + pour de bon cette fois-ci. Mais on en reparle tout à l’heure, place aux Actus du Web !

Le respect se perd…

Une fois encore, Amazon nous a prouvé sa façon toute personnelle de d’interpréter le mot « respect », qu’il s’agisse de celui de la dignité humaine, des données personnelles ou encore du droit du travail.

Comme le rappelle laconiquement Tristan Nitot dans le tweet ci-dessous, l’anonymat et le pseudonymat en ligne sont des droits à protéger de toutes nos forces si on veut éviter les situations comme celles que vit un désormais ex-employé d’Amazon Montélimar.

En effet, ce dernier, après avoir posté un message de soutien aux gilets jaunes ayant effectué des blocages du site d’Amazon (et d’autres endroits de la ville de Montélimar) a été convoqué et licencié par la firme. Celle-ci juge que poster ce genre de message sur Facebook va a l’encontre de toutes les valeurs de l’entreprise (tu penses !) et que ce sont des propos d’une « singulière gravité » (calmons-nous peut-être non ?).

Je te laisse juger par toi-même les propos insoutenables de ce monsieur, faisant preuve d’un mépris et d’une déloyauté incommensurables à l’encontre d’Amazon Suprême Leader :

« Franchement vous gérez, les gens, ne lâchez rien, un seul mot d’ordre, vendredi va être un ‘Black Out Friday’, ne lâchez rien je me joins à vous quand je ne travaille pas… Bloquez tout ».

Source Nouvel Obs Un salarié d’Amazon licencié pour avoir soutenu les « gilets jaunes »

Le traitre ! Comment a-t-il osé !

Amazon s’appuie sur l’article L.1222-1 du Code du Travail, relatif à la « bonne foi » du salarié (sérieux, ça dit littéralement « Le contrat de travail est exécuté de bonne foi ») pour justifier le licenciement de ce dernier suite à des propos, qui ne visent pas précisément Amazon, comme le rappelle l’avocat du jeune homme. Des propos postés sur Facebook, sur son compte personnel, rappelons-le également.

Tellement de questions se bousculent dans ma tête du coup !

  • Croit-on vraiment chez Amazon que des salarié·e·s puissent être loyaux quand ils sont traité·e·s comme de la merde et payé·e·s au lance-pierre ?
  • Y a-t-il un système d’alerting qui surveille les employé·e·s d’Amazon sur internet ou un·e responsable des ressources humaines passe ses journées et ses nuits à stalker les salarié·e·s de la boite à la recherche de messages incriminants ? Dans les deux cas, c’est triste quand même, non ?
  • On n’avait pas dit que même s’il fallait effectivement faire attention aux propos qu’on tient sur les réseaux sociaux sur son entreprise, on avait quand même le droit d’avoir une opinion politique ? (Je demande, je suis vraiment pas juriste, je rappelle).

Tout ça pour dire, finalement, que l’idée de Manu d’aller vers une levée progressive et totale de l’anonymat en ligne est vraiment une idée de merde.

Source


Quand Twitter fait dans le chaotique-neutre

On vit de bonheurs simples quand on est CM. On est là, à se réjouir de nouvelles fonctionnalités dans nos applis, on se pavane sur des statistiques d’engagement d’un post Facebook, sur un nombre de like sous une photo Insta…non vraiment, on n’est pas comme les autres.

Par exemple, là, quand Twitter annonce qu’il va ENFIN se mettre à lutter contre les RELOUS qui pratiquent le follow/unfollow automatique, j’ai poussé un petit cri d’excitation. Vraiment !

Comme l’explique le Blog du Modérateur, le spam de notifications, c’est une certaine vision de l’Enfer. Et certains comptes n’hésitent pas à s’en servir afin de gagner rapidement du follower en utilisant des outils pour suivre des comptes en masse en espérant être suivis en retour. Bien évidemment, une fois que tu les suis, ils se désabonnent de ton compte et recommencent la manœuvre ad nauseam (que tu les suive ou non j’ai l’impression). Le but final est d’avoir une audience plus large et/ou de diffuser des contenus externes potentiellement monétisés en mode influenceur de haut niveau.

Du coup, Twitter en a eu marre et a décidé de bloquer l’accès à son API à trois services (dont un dont je t’avais dit beaucoup de bien sauf sur les aspects follow/unfollow justement) : Crowdfire, ManageFlitter et StatusBrew qui avec leurs fonctionnalités de follow/unfollow de masse, de notifications de suivi ou autre, violent les CGU de l’API de Twitter – et font chier le réseau avec des interactions déshumanisées. Du coup, oust !

Et ça, nous autres, spécialistes des interactions sur les Internets, ça nous fait plaisir (mais ça peut aussi nous agacer, selon si on cautionne ou pas la technique). En tout cas moi ça m’a fait plaisir parce que j’en ai marre que le compte Twitter de mon employeur et mon compte pro soient régulièrement follow/unfollow par le même mec !

Et puis parfois, il y a des nouvelles qui divisent encore plus. Qui relancent un débat déjà bien ouvert, qui suscitent interrogations, engueulades, thread et autres opinions divergentes dans des camps qui semblaient être alliés jusqu’alors.

C’est ce qui se passe quand un journal plutôt sérieux, Le Soir, révèle que Twitter pourrait ENFIN permettre de modifier un tweet après publication.

D’un côté, tu as Kim Kardashian, qui a milité sans relâche pour que cette fonctionnalité arrive, n’hésitant pas à interpeller régulièrement Jack Dorsey pour lui demander. De l’autre, tu as les inquiets qui se disent qu’on ne pourra plus tenir les gens responsables de leurs propos.

Depuis mon petit coin de travailleuse du web, je salue tout de même l’initiative parce que j’en ai marre de supprimer des Tweets pour une simple faute de frappe. #bnojour

Dans une interview, Jack Dorsey a toutefois assuré que si la fonctionnalité devait voir le jour (car on n’y est pas encore, vois-tu), cela se ferait à deux conditions :

  • l’original du tweet devrait être visible malgré la modification, comme c’est le cas sur Facebook,
  • un laps de temps limité pour pouvoir effectuer la modification, entre 5 et 30 secondes, devrait être imposé.

Si y’a que ça, moi, je vote pour.

Source


Les français et les Internets du numérique 2019

Nous sommes en 2019 depuis à peine six semaines et il est déjà temps de se pencher sur des statistiques qui nous diront comment, à l’échelle de notre pays, nous utilisons les outils numériques, les Internets et autres réseaux sociaux où on s’engueule en ligne.

Et tout cela, nous allons le savoir grâce à l’étude annuelle publiée par Hootsuite et We are Social.

étude hootsuite we are social 2019 français statistiques population française
Crédit Hootsuite / We Are Social

Déjà, on apprend que nous sommes 65,36 millions en France dont 81% vivent en zone urbaine et que 99% de la population possède un abonnement mobile. C’est Free, SFR, Orange et Bouygues qui doivent être contents.

Parmi tout ce petit monde, nous sommes plus de la moitié à utiliser activement les réseaux sociaux : 38 millions. C’est tout bonnement ÉNORME !

étude français et internets hootsuite we are social 2019, usage des devices
Crédit Hootsuite / We Are Social

Parmi les chiffres qui m’ont surpris, le fait que la télé reste le second média préféré des français, puisque 91% déclarent l’utiliser. Elle arrive en seconde position derrière le mobile, mais devant le smartphone, qui arrive en troisième place avec 71% d’utilisateurs.

(Perso, j’ai arrêté de regarder la télé – je l’utilise que pour Netflix/Prime ou mater des DVD/Blu Ray et les jeux vidéos – depuis que j’ai déménagé et franchement, c’est à tester, on vit super bien sans ! Je ferme cette parenthèse « meuf chiante »).

Les livres numériques (3% d’utilisateurs) arrivent quand même derrière les vêtements connectés (5% d’utilisateurs), et je me dis que là, y’a un problème. Les gens ! Merde ! #LisezDesLivresMêmeNumériques

etude hootsuite we are social usage numerique france 2019
Crédit Hootsuite / We Are Social

Bien, évidemment on reste encore trop devant la téloche, ou même devant internet, puisqu’en cumulé, on y consacre plus de 7 heures par jour.

Je te passe le détails sur les sites les plus visités (Google en #1, PornHub en #15) et j’enchaîne direct avec le classement des médias sociaux :

medias sociaux les plus actifs étude hootsuite we are social 2019
Crédit Hottsuite / We Are Social

YouTube reste encore et toujours numéro 1 dans le coeur des internautes français, devant l’éternel Facebook que l’on aime détester mais qu’on squatte quand même toujours beaucoup. Twitter est derrière Snapchat dont la hype est un peu retombée au profit d’Instagram et Whatasapp (GG le groupe Facebook).

Copains d’Avant et Viadéo sont encore dans la liste, ce qui en soit, constitue une petite prouesse (je suis mauvaise) alors que Twitch se hisse petit à petit aux portes de la 10è place.

Conclusion : on aime la vidéo et les images.

L’étude est très complète et je ne vais pas te résumer chaque partie, sinon, on n’est pas rendu de ces ADW. En revanche, je t’invite, comme toujours à la consulter de ton propre chef et de découvrir les mystères de l’usage du numérique en 2019.


Des femmes dans tech : où ça ?

J’ai rien de plus à dire que ce que dit cette vidéo : on a besoin de plus de femmes dans les métiers technologiques/techniques/scientifiques/informatiques.

Je travaille dans une entreprise du secteur numérique, à base de big data, de systèmes d’informations, de data lake, de cloud et tout ce que tu peux imaginer comme mot-clé qui fait futuriste en ce moment. Depuis bientôt 5 ans que j’évolue dans le secteur, je constate tout de même avec plaisir l’augmentation du nombre de femmes speaker dans les différents events auxquels j’assiste, qu’elles soient expertes / développeuses / ingénieures / génies / CEO / Directrice de services… c’est le signe qu’elles sont de plus en plus nombreuses dans les entreprises de la tech et ça me redonne un peu plus foi en l’humanité.

Donc, je réitère : les meufs, n’ayez plus peur des métiers de la tech. Viendez !


Votre compte Google+ personnel cessera de fonctionner le 2 avril 2019

Si tu possèdes un compte Google + perso ou gère une page Google +, tu as du recevoir ce message dans ta boîte mail.

Après l’annonce en décembre 2018, de sa décision de mettre fin, en avril 2019, à la version grand public de Google+ « en raison de sa faible utilisation et des difficultés liées à la gestion d’un produit qui réponde pleinement aux attentes de ses utilisateurs », Google s’est fendu d’un petit mailing de Save The Date.

C’est donc le 2 avril que Google + va être progressivement vidé de ses données. Tu as encore quelques semaines pour sauvegarder tes photos, articles et autres. Après, fini, ciao G+ !

Toute l’équipe Google+ vous remercie d’avoir contribué à faire de Google+ un lieu si spécial. Nous sommes reconnaissants à ce groupe d’artistes, de créateurs de communautés et de leaders d’opinion pleins de talent qui se sentaient chez eux dans Google+. Sans leur passion et leur dévouement, cette aventure n’aurait pas été la même.

Google, février 2019.

#RIPTitAnge.


Voilà pour cette semaine. J’ai omis de parler de quelques sujets comme le fait que YouTube va arrêter de suggérer des vidéos conspis ou que Facebook travaille de nouveau sur un drone pour connecter le monde entier à internet mais j’espère avoir compensé mon retard ! Rendez-vous la semaine prochaine, a priori en retard encore pour cause de vacances d’hiver !

Me pardonneras-tu ?

Spoiler : Oui, car tu n’as pas le choix ! <3

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