Actus du web – Episode 9 – Semaine 43

Hello World et bienvenus·es dans ce neuvième épisode des Actus du Web ! #ADW est une rubrique hebdomadaire qui fait le tour de ce qui a agité le web et les réseaux sociaux la semaine précédente. Nouvelles fonctionnalités, nouvelles plateformes, beau coup de com’ ou gros plantage, HSM veille toute la semaine et te transmet le best of chaque lundi !

Facebook permet les abonnements à la presse via les Instants Articles

Déjà évoqué sur ce blog il y a quelques semaines, Facebook était a priori en train de  mettre en place un système d’abonnements aux magazines et journaux de presse écrite via sa fonctionnalité « Instant Articles ».  C’est désormais presque chose faite, Facebook l’a annoncé la semaine dernière, les internautes pourront s’abonner à un journal ou un magazine directement depuis le réseau social.

La fonctionnalité sera en test en partenariat avec certains magazines et journaux américains et européens tels que Le Parisien, Der Spiegel ou encore le Washington Post. Les journaux auront la main sur les pricing et pourront mettre en place un paywall de type :  « La consultation de 10 Instant Articles est gratuite, pour en voir plus, il faut s’abonner ».

Ils choisiront également quels articles seront payants et quels autres seront gratuits et les paiements se feront directement sur le site des publishers. Facebook, lui, ne touchera pas un kopec sur ces transactions, décision prise dans un geste de main tendue pour que la presse en ligne ne déserte pas la plateforme.

 

« Fun » fact, cette fonctionnalité ne sera a priori pas disponible sur les smartphones Apple, la marque à la pomme ne voulant pas subir la perte de ses 30% de commissions pour les achats « in-app ». Car oui, Apple estime que c’est de l’achat in-app bien que la transaction se fasse sur le site des publishers et non sur Facebook. Ha, les subtilités…

Pour en savoir plus, consulte cette page.

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Facebook Messenger autorise les achats et les pubs dans les Instant Games

Première info, tu peux effectivement jouer à des mini-jeux directement depuis Facebook Messenger, et ce apparemment, depuis 2016. Je suis la meuf qui bosse dans le social media la moins crédible de la terre.

Seconde info, les éditeurs de ces petits jeux spécial Messenger sont désormais autorisés à y intégrer des achats in-apps et des publicités vidéos qui, si elles sont regardées par l’internaute, lui apporteront des récompenses dans le jeu.

Voilà, c’est tout.

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Fake Ads, au tour de Google d’être pointé du doigt pour son rôle dans la mésinformation des internautes

Il n’y a pas que les fakes news dans la vie, il y a les fake ads aussi. Et aujourd’hui, c’est Google qui est pointé du doigt pour le rôle que son système d’advertising joue dans la mésinformation des internautes.

Car il n’y a pas que sur Facebook que, nous autres internautes sommes confrontés à des conneries plus grosses que nous, nous le sommes malheureusement aussi, si l’on n’a pas investit la somme faramineuse de 0€ dans un bloqueur de publicités, sur nos sites (d’information, entre autres), préférés ! (Cette phrase est longue et alambiquée, mais tu saura en apprécié la dimension poétique, j’en suis certaine).

D’après un article du New York Times, Google Adwords semble ne pas avoir spécialement de politique de vérification des informations vers lesquelles pointent les liens qui s’affichent en périphérie des sites qui tentent de monétiser leur espace publicitaire.

Du coup, c’est la foire aux articles « clickbait » ou « putaclic » même sur les meilleurs sites de fact-cheking tels que PolitiFact. Le NYT cite l’exemple de titres bien accrocheurs (Melania Trump  va qutter la Maison Blanche ! » ce qui est une fausse information, puisque tout le monde sait qu’elle est déjà partie et a été remplacée par une doublure), renvoyant vers des sites frauduleux imitant Vogue et autres People et faisant la promotion d’une crème anti-âge bien douteuse.

Contacté par le magazine new-yorkais, Google a refusé d’expliquer comment ce genre de pub avait pu se retrouver sur des sites de fact-cheking mais a assuré faire tout son possible pour empêcher les sites frauduleux de parvenir à faire du Adword.

Du côté des sites « victimes », c’est souvent les mêmes problèmes qui sont soulevés : le manque de pouvoir sur ce qui est mis en avant via Adsense et la malheureuse nécessité de faire du display pour tirer des revenus publicitaires et pouvoir continuer à publier.

Malgré la suppression de nombreux comptes publicitaires qui avait recours à ce système de « Tabloid Cloaking » (plus de 1300 en 2016) et la mise en place de contrôles supplémentaires pour que les sites puissent filtrer les pub pointant vers des sites d’infos « sensationnelles », Google ne semble pas prendre de mesures plus concrètes.

David Carroll, un professeur de la Parsons School of Design qui a étudié les fakes news et les fake ads assure que c’est le manque de connaissance de ses clients publicitaires qui fait que le système d’achat de mots-clés de Google soit si vulnérable.

« Pour quelques dollars, ils permettent à n’importe qui de cibler n’importe qui d’autre dans le monde. C’est tout l’écosystème qui est vérolé et il n’y a pas assez de frictions pour que les mauvais acteurs soient mis à l’écart »

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