Actus du web – Episode 8 – Semaine 42

Hello World et bienvenus·es dans ce huitième épisode des Actus du Web ! #ADW est une rubrique hebdomadaire qui fait le tour de ce qui a agité le web et les réseaux sociaux la semaine précédente. Nouvelles fonctionnalités, nouvelles plateformes, beau coup de com’ ou gros plantage, HSM veille toute la semaine et te transmet le best of chaque lundi !

Des news un peu particulières cette semaine, moins nombreuses mais plus denses. Et en retard aussi !  


Premier aperçu de Whatsapp for Business

Après l’annonce et le teasing, place à la bêta ! WhatsApp for Business arrive doucement mais sûrement dans les smartphones de quelques utilisateurs entreprises qui ont souhaité participer au beta test de la nouvelle « extension » de l’appli de messagerie.

Un lecteur du blog Android Police a pu avoir accès à la version beta de l’appli et a partagé un premier aperçu des fonctionnalités.

Première chose à noter, la possibilité de dissocier son usage professionnel et personnel de WhatsApp en ayant les deux applications sur le même smartphone ou au contraire de fusionner les deux usages dans la version Business.

L’appli (Android en tout cas) ressemble très fortement à l’appli « classique » WhatsApp, mêmes couleurs, (presque) même logo (l’appli business à un B au lieu d’un téléphone, subtile…), mais une fois installée les différences plus importantes apparaissent. En allant dans les paramètres, on a désormais accès à un onglet Business Settings et un second, tout aussi intéressant, Statistics.

Bon pour le moment les stats sont assez lights, on connait seulement le nombre de messages envoyés, livrés et lus ainsi que le nombre de message que l’on a reçu, mais gageons que WA ajoutera des insights plus perfectionnés et plus parlant pour les utilisateurs business.

Du côté de l’user, ce qu’il verra de ton Business dans WhatsApp est aussi plutôt différent.

     

                                                     images Android Police

Ce qui est intéressant, à mon avis : le badge de vérification, le large choix des catégories d’entreprise et la possibilité d’ajouter plusieurs sites web.

Enfin, dernière fonctionnalité notable et plutôt chouette, la possibilité de paramétrer un message d’absence qui sera envoyé automatiquement à ton client. Une fonctionnalité encore basique, donc perfectible, mais qui pourrait être bien pratique pour ne pas laisser des clients sans réponses lorsque tu n’es pas disponible.

Il est toujours possible de s’inscrire à la bêta en suivant ce lien.

Source


Twitter dit vouloir mieux lutter contre le harcèlement en ligne…

…Mais c’est pas gagné. Si les intentions sont là et sont effectivement louables, dans les faits, sur les réseaux sociaux et notamment Twitter, il est encore assez compliqué de faire bannir un utilisateur qui tient des propos haineux ou en harcèle d’autres.

La semaine dernière explosait au grand jour le scandale Weinstein, ce producteur américain de renommée internationale qui s’avère être une espèce de grosse enflure qui harcèle et viole des actrices depuis des décennies en tout impunité, réglant les éventuelles plaintes à coup de milliers de dollars.

Après les révélations faites par le NY Times, des centaines de voix se sont faites entendre sur les réseaux sociaux, notamment celles des actrices victimes de cet homme, telles que l’actrice Rose McGowan.

Porte-drapeau, lanceuse d’alerte, appelle-là comme tu veux, mais l’actrice américaine est devenue le symbole du combat contre ce type, contre toute forme de harcèlement sexuel et surtout contre le silence des femmes, soutenant toutes celles qui osent enfin en parler. Très active sur Twitter, elle invective directement les acteurs masculins qui ont été nombreux à poster des messages de soutien mais aussi de dédouanage en mode « c’est horrible mais je ne savais pas« .

Et puis, soudain, Twitter décide de bloquer son compte. La femme qui appelle à libérer la parole des femmes se voit censurer. Tu la sens la grosse merde dans laquelle Twitter s’est retrouvé ?

 

 

Bien que le compte de l’actrice a vite été débloqué, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, Twitter a du se justifier de son action :

Nous avons contacté les équipes de Mme McGowan. Nous voulons vous expliquer que son compte a été temporairement bloqué car l’un de ses tweets incluait un numéro de téléphone, ce qui va à l’encontre de nos Conditions d’Utilisations.

Avant d’ajouter, suite à la suppression du-dit Tweet, que le compte de l’actrice avait été débloqué , que la plateforme comptait être plus claire à propos de ses (fameuses) politiques d’utilisation et enfin, que Twitter était fier de donner du pouvoir aux voix qui s’élèvent pour faire éclater la vérité.

 

 

Du bullshit pour beaucoup d’internautes, dont les réactions ne se sont pas faites attendre et à juste titre.

 

hashtagsocialmedia twitter rose mc gowan blocage

 

Directement interpellés par des internautes en colère, les fondateurs de Twitter Jack Dorsey et Biz Stone ont tous les deux tentés de répondre à la polémique en affirmant que Twitter essayait vraiment de s’améliorer.

 

(clique pour aller dérouler le thread et lire la déclaration en entier)

Cela fait des années et des années que les internautes « signalent et bloquent » les comptes qui les harcèlent, qui répandent des messages haineux, racistes, homophobes…La plupart du temps que ce soit sur Facebook ou Twitter, tu sais d’avance ce qui se passe une fois le compte signalé : tu reçois un petit message qui te dit bien merci d’avoir signalé mais « ce compte n’enfreint pas nos conditions d’utilisation« . Des comptes de spam, de troll haineux, d’hommes politiques déglingués, qui appellent à la violence, au viol, insultent…n’enfreignent pas les conditions d’utilisation des plateformes.

Tu peux comprendre que les utilisateurs·rices de Twitter en ait gros quand on leur dit franco que non, t’inquiète, on va s’améliorer.

Suite à l’explosion de cette affaire sinistre, les hashtags #balancetonporc et #metoo sont apparus pour montrer qu’hélas, beaucoup trop de femmes ont subit et subissent encore des violences et du harcèlement sexuels, que ce soit IRL ou en ligne. Checke les trending topics sur Twitter ou le hashtag sur Facebook et tu verras l’ampleur du phénomène. 

Cyberharcèlement : que dit la loi ?

En France, la loi stipule qu’un cyberharceleur encourt jusqu’à deux ans de prison et 30.000€ d’amende, s’il est majeur, 1 an de prison et 7500€ d’amende s’il est mineur

Je n’ai malheureusement pas trouvé d’informations chiffrées sur le nombre de condamnations effectives depuis l’entrée en vigueur de la loi (si tu as ça je suis preneuse).

Mais avant d’arriver au pénal, les réseaux sociaux eux-mêmes doivent agir. Ce n’est qu’avec l’aide des plateformes telles que Twitter et Facebook que les internautes pourront se sentir en sécurité face au harcèlement en ligne. Parce que signaler et bloquer c’est bien, mais ça n’empêche pas les fautifs de continuer. 

J’espère que les promesses de Twitter ne seront pas que du vent. 

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